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Vacances Sous Voiles has been making headlines.
Below are some news items about us :
- Styles de Vie, « Méga vacances les tropiques à la voile » – décembre 2004
- Style de Vie, « Les autre Caraïbes, 3 îles, 3 styles » – octobre 2005
- Affaires, reportage « 10 emplois de rêve » – février 2006
- Le Soleil (Québec), cahier Voyages – Samedi 4 mars 2006
- Le Devoir, cahier Tourisme - Dimanche le 29 octobre 2006
- Actualité pharmaceutique - Février 2008
- Elle Québec - Mars 2008
- Le Devoir - 15 décembre 2007
Styles de Vie, « Méga vacances les tropiques à la voile » – décembre 2004
Par Dali Sanschagrin
MÉGA VACANCES les tropiques à la voile
Styles de vie, déc 04 / jan 05
Un voilier pour soi, les plus belles plages des Îles Vierges Britanniques (le paradis de la voile), une semaine à ne se soucier de rien d’autre que de son maillot de bain, des fonds marins, et du soleil qui se lève… Pensez-y, une fois dans votre vie : entre les îles Virgin Gorda et Tortola vous attend un Bénéteau 50, assez luxueux et fonctionnel pour être à l’aise en amoureux, en famille ou avec des amis (4 cabines avec douches et toilettes privées). On peut louer avec ou sans capitaine, on peut dormir sur les îles, on peut s’occuper ou non de la nourriture : tout est possible dans cette formule à la carte pour des vacances fantastiques. Vacances Sous Voiles (514) 994-9142, www.vacancessousvoiles.ca
Style de Vie, « Les autre Caraïbes, 3 îles, 3 styles » – octobre 2005
B.V.I. Beauté, voile et îles
Styles de vie, octobre/novembre 2005
Voilà les mots auxquels pourraient correspondre les lettres de British Virgin Islands (les Îles Vierges britanniques). Dès l’atterrissage à St-Thomas, le voyage débute. On se rend en taxi jusqu’au traversier et on attend le bateau avec une foule mélangée de touristes et de locaux. Depuis le ferry, qui va si vite que l’on se croit à bord d’un jet, on découvre les Îles Vierges comme si nous étions les premiers à les apercevoir. Tortola apparaît, insolente par ses dimensions; au loin Virgin Gorda dévoile son ventre indolent.
Réussir un voyage dans les Îles Vierges britanniques, c’est y aller par la mer, les découvrir en voile. Vacances Sous Voiles est une compagnie québécoise qui se spécialise dans la location de voiliers dans les B.V.I. avec ou sans équipage. Un plan génial pour des vacances différentes, un voyage à trois générations, un anniversaire de mariage ou pour tous les passionnés de voile, des plus férus aux plus novices. Les débutants n’ont rien à craindre puisqu’on navigue sans jamais quitter la terre de vue. S’adresser à un agent de voyage qui a testé la destination comme Nicole Blanchard de Voyages Orientation à Boucherville, tél : (450) 655-1855. Pour en savoir plus sur Vacances Sous Voiles, tél. : (514) 994-9142, www.vacancessousvoiles.ca
Affaires, reportage « 10 emplois de rêve » – février 2006
Par Jean-François Parent
10 emplois de rêve
Affaires plus, fév. 06
L’aventure : Michèle Riva, hôtesse dans les Caraïbes
Dans les Îles Vierges Britanniques, le bleu de la mer des Caraïbes est d’azur, la température descend rarement sous les 20 degrés Celsius, l’air est salin et le vent est doux. C’est le paradis, quoi, et un bel endroit pour démarrer son entreprise. C’est ce qu’on fait Michèle Riva et son conjoint, Michel, qui ont vendu tout ce qu’ils possédaient au Québec pour aller offrir des croisières en voilier dans les Caraïbes. «Depuis dix ans, nous faisons de la voile dans le coin; il est dont plus facile d’y lancer notre entreprise», confie Michèle Riva, de Vacances Sous Voiles, qui offre des croisières d’une semaine depuis l’île de Tortola. Au menu : expéditions de plongée sous-marine, plage, virée sur les bancs de coraux, quelques arrêts touristiques dans l’archipel. Il est capitaine, elle est l’hôtesse.
Ce couple montre la voie la plus accessible à l’emploi de rêve : transformer une passion en entreprise. Pour y arriver, il faut bien sûr avoir le goût du changement et de l’aventure. Un brin d’audace, ne nuit pas non plus. Après tout, ils ont tout vendu et ont investi leurs économies dans l’aventure. Et ça marche. Déjà, à leur première saison, le taux d’occupation est de 60%.
Les Riva allaient faire de la voile en famille, alors que Michèle était toute petite. « On a eu la piqûre », explique cette femme, pour qui la meilleure façon de ne pas s’«encroûter» à l’approche de la retraite, c’est de joindre l’utile à l’agréable. «Si on couvre nos frais, on pourra même prendre notre retraite ici.» Beau programme à l’horizon…
Le Soleil (Québec), cahier Voyages – Samedi 4 mars 2006
Par Dali Sanschagrin
De matelots à armateurs…
Le Soleil, samedi 4 mars 06
Michèle Riva et Michel Guerra ont eu le coup de foudre pour les Îles Vierges, et y louent aujourd’hui des voiliers sous différentes formules
Elle s’appelle Michèle Riva, il se nomme Michel Guerra. Le genre de couple qui nous éblouit et nous rend fous de jalousie. Les deux sont drôles, charmants, beaux, mais surtout courageux. Parce que le grand saut, eux, ils l’ont fait. «Et plus rapidement qu’on ne le pensait!», lance Michèle en rigolant. Il y a une dizaine d’années, le couple, amateur de voile, tombe en amour avec les Îles Vierges Britanniques : «Pour les amateurs de voile, il n’y a pas de destinations plus intéressantes, poursuit-elle. Les pros ne peuvent s’ennuyer, tandis que les débutants se sentent rassurés de toujours voir le rivage».
Après avoir loué des voiliers pour des vacances en famille à plusieurs occasions, le couple Riva-Guerra sent un réel intérêt pour ce type de vacances de la part de leurs proches.
L’idée commence à germer. Pourquoi ne pas partir notre propre compagnie de location de voiliers dans notre coin de paradis… les B.V.I.? Vacances Sous Voiles naît avec l’achat d’un Bénéteau 50 baptisé le Bleu Turquoise. Après une saison où Michèle a géré seule sur place les locations, tandis que Michel poursuivait son travail en ville, le couple décide de vendre leur maison de Laval et de tout quitter pour se lancer à 100% dans la grande aventure : «La première saison séparée a été trop difficile. On s’est dit que si tel était notre rêve, mieux valait prendre des risques, mais le vivre à fond… tout de suite à deux», lance Michel.
Aujourd’hui, elle est hôtesse et lui capitaine du grand bateau bleu et blanc. La formule de Vacances Sous Voiles est de s’adapter à tous les désirs et besoins des clients. Vous avez déjà le capitaine? Vous pouvez simplement louer un voilier. Vous n’avez pas envie de vous préoccuper des courses et de la cuisine? Vous pouvez prendre une location avec hôtesse à bord. Vous voulez partager le voyage? Apprendre à piloter? Tout est possible. «On veut d’abord faire découvrir les Îles Vierges Britanniques, notre coup de foudre et ouvrir la porte à plusieurs types de voyages, poursuit Michèle. Par exemple, nous avons une grande demande pour les voyages à trois générations. Mais l’idée reste de faire de la voile, notre passion, et de rencontrer des gens.»
Vous avez envie d’expérimenter la plongée? De faire du kayak? De flâner sur les plages? D’aller dîner dans un grand restaurant? Un itinéraire vous sera construit sur mesure. «On ne peut pas dire que l’établissement du projet ait été de tout repos, mais aujourd’hui, nous sommes fiers et satisfaits d’avoir… levé les voiles», conclut Michel.
Le Devoir, cahier Tourisme - Dimanche le 29 octobre 2006
Par Lio Kiefer
Long courrier
Le Devoir, samedi 28 & dimanche 29 octobre 06
Les dérives nautiques proposées par Vacances sous voile, c’est-à-dire par Michèle Riva et Michel Guerra, un couple montréalais qui prend ses quartiers d’hiver dans les iIles Vierges Britanniques et qui propose de louer un voilier Bénéteau 50 avec ou sans équipage. Basés sur l’île de Tortola, ce sont des parcours sous voiles adaptés aux désirs des vacanciers à travers une kyrielle d’îles et d’îlets environnants (Jost Van Dyke, Guana Island, Great Camanoe, Virgin Gorda, Anegada, Norman Island, Salt Island, Cooper Island, Ginger Island, etc.)
On s’arrête le midi dans une crique bercée par les alizés, on plonge dans des aquariums que revendiquaient les pirates de jadis et on farniente sur le pont en dévorant L’île au trésor de Stevenson, qui s’est inspiré des lieux pour y planter son décor. Le bateau contient quatre cabines doubles, avec chacune une salle d’eau indépendante, ainsi qu’une cabine d’équipage dans le poste avant.
Pour l’atmosphère intérieure, les menuiseries sont en acajou traité merisier dans la plus belle tradition de finition luxueuse des voiliers Bénéteau. La salle à manger-aire de repos peut accueillir confortablement huit personnes tandis que la cuisine est adaptée aux besoins des cordons bleus les plus exigeants. Enfin, la lumière et la ventilation sont particulièrement soignées, avec plusieurs panneaux et hublots ouvrants.
Sur le pont, les larges passavants et les emplacements judicieux des panneaux de pont garantissent une circulation facile, en toute sécurité pour l’équipage. Ce bateau comporte un double cockpit : la zone centrale, véritable salon extérieur, est protégée du soleil par un immense bimini. La zone arrière est réservée au barreur, qui dispose de deux positions de barre.
Comme le couple est épicurien, les propositions en matière de gastronomie sont nombreuses, que ce soit à bord du voilier ou dans des restaurants les pieds dans l’eau. On peut louer le bateau entier ou à la cabine.
Un autre bateau, un Bavaria 46, se joint début décembre au choix de base et comporte trois cabines doubles et une cabine avec deux lits superposés anisi que deux salles d’eau avec douches isolées. Tél. : 514.994.9142, http://www.vacancessousvoiles.ca
Actualité pharmaceutique - Février 2008
Par Julie Jean, B. Pharm.
À la découverte des Îles Vierges britanniques
J’ai eu la chance de faire ce voyage en partie grâce à L'actualité pharmaceutique, mon amie pharmacienne Annie Bélanger l'ayant gagné par le biais d'un concours organisé par la publication. J’ai décidé de me joindre à elle. Créé par un sympathique couple Montréalais, Vacances sous Voiles offre des croisières d’une semaine qui vous feront sillonner les eaux paradisiaques des Îles Vierges britanniques (Tortola, Virgin Gorda, Jost Van Dyke, pour ne nommer que celles-là) à bord de voiliers pouvant accueillir jusqu’à six personnes. La présence de Michel Guerra, le capitaine et propriétaire de l’entreprise, a grandement contribué à faire de notre voyage une expérience unique. Il nous a diverti avec ses nombreuses anecdotes et nous a permis, grâce à sa grande connaissance des Îles, de les découvrir sous un angle qu’il n’aurait pas été possible d’apprécier sur une croisière plus commerciale. Les Îles Vierges britanniques portent bien leur nom en ce sens qu'il ne s'agit pas d'une destination « touristique » comme on l'entend habituellement. Ce lieu semble avoir résisté à l’invasion des touristes, les sites étant demeurés dépourvus de toute « américanisation ». Ici, aucun commerce de restauration rapide, aucun centre commercial. Seules la présence de nombreux bateaux sur l’eau et de quelques boutiques cadeaux où vous pourrez trouver des souvenirs sympathiques témoignent de la présence de touristes sur les îles. L'horaire de la journée est établi le matin même. Grâce à une petite embarcation amarrée au voilier, le capitaine nous conduit sur la terre ferme pour quelques heures de temps libre vouées à l'exploration. Vous pourrez donc admirer des sites enchanteurs à leur état naturel, comme la magnifique plage de White Bay ou encore Devil's bay. De courtes randonnées peuvent vous mener au sommet de montagnes présentant une vue extraordinaire. Le soir venu, vous pourrez admirer les couchers de soleil à couper le souffle. Il est aussi possible de rester sur le voilier pour relaxer dans un hamac, lire ou dormir dans une chaise suspendue au-dessus de l’eau ou encore d’aller explorer les fonds marins grâce à la plongée en apnée. Il nous a même été possible de faire de la plongée en apnée de nuit au cours de laquelle nous avons admiré des Tarpons, des poissons de couleur argentée pouvant atteindre une longueur de sept pieds. L’entreprise offre des croisières avec ou sans équipage. Pour ceux qui n’ont jamais pris la barre d’un voilier, une croisière avec équipage permet de se familiariser avec les différentes manoeuvres d’un voilier. Après quelques jours, si vous êtes à l’aise, le capitaine pourrait même vous laisser diriger l’embarcation. Les croisières avec équipage comprennent les repas et les breuvages à volonté. Deux soupers n’étaient pas inclus, ce qui a permis de pouvoir goûter à la cuisine locale. Le plat le plus populaire ressemble beaucoup à nos tourtières et contient du poulet, des légumes et une sauce délicieuse. Les amateurs de poisson seront heureux puisqu'on trouve dans les îles Vierges du mahi-mahi en abondance. Quant à la Key lime pie, c'est un dessert apprécié de tous. Ceux qui aiment sortir ou danser ne seront pas déçus par le Foxys, une discothèque située à Great Harbour, sur l'île Jost Van Dyke, qui offre différentes boissons à base de rhum local. Ce voyage est tout indiqué pour les gens qui ont besoin de repos mais qui aiment aussi l’aventure. Il nous a été possible de relaxer, mais aussi d’explorer. Avec un ou deux couples d’amis, le plaisir est garanti ! Le prix, bien que supérieur à celui d’une croisière plus traditionnelle, en vaut vraiment la peine, puisque qu'il s'agit d'une expérience unique. Pour ceux qui n’ont pas le pied marin, amenez Gravol, Bonamine ou Tranderm V et le tour est joué !
Pour plus d’informations, vous pouvez visiter le site internet de Vacances sous voiles, www.vacancessousvoiles.ca.
Elle Québec - Mars 2008
Par Louise Dugas
Un paradis en voilier
Vivre la moitié de l'année, voire toute une vie sur un voilier, c'est le fantasme de bien des gens. Mais pour comprendre l'ivresse du large, peut-être vaut-il mieux commencer par une semaine. Ce que j'ai fait l'automne dernier à bord du Bleu Turquoise, un magnifique Bénéteau 505 appartenant à Michel Guerra et Michèle Riva, un couple de Québécois arrimé aux îles Vierges britanniques -les fameuses BVI, comme disent les locaux. Il n'y a pas de meilleur endroit au monde, paraît-il, pour faire de la voile. On butine d'île en île sur le Sir Francis Drake Channel. De partout, on voit la terre -une bonne chose quand on craint l'océan -, et les vagues sont onctueuses comme de la crème. D'où les faibles risques de mal de mer.
Le jour, le soleil se montre généreux, l'océan est saphir, et l'air salin est aussi doux que dans les rêves les plus fous. La nuit, le vent est bon, et la lune, presque trop claire. Parfois, un orage éclate subitement. Je vous en souhaite un, minuscule, pour le frisson: la trombe d'eau, la bourrasque, la grand-voile qui claque au vent, l'assaut de la houle, le bateau qui penche à 35 degrés... Wow!
Quoi d'autre? Eh bien, j'ai appris les rudiments de la voile et tenu la barre dans l'Atlantique, au milieu de vagues de deux mètres et demi. Grisant. J'ai goûté à la savoureuse cuisine de Michèle, notre hôtesse, et dormi comme un bébé dans une cabine minuscule, il faut bien le dire, mais tout de même dotée d'une microscopique salle de bain avec douche. Bref, un confort un peu supérieur au camping.
Un soir, au coucher du soleil, les oreilles pleines du clapotis des vagues sur la coque, je n'aurais pas voulu être ailleurs. L'immensité s'étendait au-dessus et en dessous de moi, puis par-delà l'horizon. J'avais vu des pélicans, un crabe, une tortue de mer, des oursins, de sympathiques cousins de Nemo, jaune et bleu; il ne manquait que les dauphins.
Cependant, il y a bien eu des moments où je me suis sentie fort à l'étroit sur l'océan immense: huit passagers -la capacité maximale, à bord d'un voilier de 50 pieds -, c'est comme 260 touristes bien cordés dans un boeing d'Air Transat. À un moment donné, on n'endure plus personne et on veut sauter par-dessus bord. Oups! pas moyen. La leçon à retenir: payer plus cher et louer le voilier et son équipage rien que pour soi et son amoureux. Paradis assuré, surtout aux BVI.
L'ÎLE AU TRESOR
Parlons-en, d'ailleurs, de ces 60 îles peu connues, mystérieuses, peut-être les plus belles des Caraïbes. Verdoyantes et montagneuses, elles sont miraculeusement épargnées par le tourisme de masse, contrairement aux îles Vierges américaines, tout à côté. Seulement 23 000 personnes (l'équivalent de la population de Saint-Lambert) vivent sur ces gros cailloux, où on compte moins de chambres d'hôtel que dans le seul complexe MGM Grand, à Las Vegas. Il y a bien quelques resorts and spas ça et là, comme celui, magnifique, de Peter Island (www.peterisland.com). mais -pour faire image -les chambres sont au large, c'est-à-dire sur les voiliers. Certains soirs, des centaines d'embarcations sont disséminées un peu partout dans les baies. De la côte, ça évoque le débarquement de Normandie, mais à bord, la vie est plutôt paisible.
L'emploi du temps? Lever tôt le matin, plongeon dans les eaux turquoise, déjeuner copieux sous un soleil déjà brûlant, puis lever de l'ancre et balade toutes voiles dehors jusqu'à la prochaine baie, où on mouille. Vient alors le temps de dîner avant de plonger en apnée ou de partir explorer l'île à la nage ou en dinghie (petit bateau à moteur). Une fois sur la plage, on part en randonnée et on grimpe jusqu'au sommet d'une colline pour admirer l'océan. Ou bien on sirote paresseusement un painkiller (cocktail au rhum local) dans un bar de fortune planté dans le sable. Ensuite, bronzette puis retour au bateau pour le souper ou alors soirée au resto sur la terre ferme.
On peut survivre à cette pénible routine pendant des jours, que dis-je, des mois, puisque ces îles sont si nombreuses. La plus grande, Tonola, recèle la seule ville digne de ce nom, Road Town, et l'unique feu de circulation. À Salt Island, on peut acheter une petite poche de sel comme le faisaient jadis les pirates. Quant à Norman Island, elle aurait inspiré à Robert Louis Stevenson son roman L'île au trésor, lu par tous les capitaines. Michel, le nôtre, qui se régale depuis qu'il est tout petit des histoires de marins, a commencé à faire de la voile il y a 30 ans avec sa femme, Michèle. Des hôtes discrets, impeccables mais fort embêtés lorsqu'un grave ennui mécanique est survenu et qu'il a fallu presque deux jours pour y remédier.
À quelque chose petit malheur est bon: avec mes complices d'aventure, j'ai atterri, comme une naufragée, au très cela Rosewood Little Dix Bay Resort, un des hôtels mythiques des Caraïbes, construit par Laurance Rockefeller (www.littledixbay.com). Fou rire à l'arrivée: ma chambre (pas donnée, quand même) était plus grande que les bureaux de ELLE QUÉBEC! Le matin de notre départ, nous avons quitté le voilier (enfin réparé), d'autant plus tristounets que, le lendemain, nous allions rater le party de la pleine lune au Bomba Surfside Shack, à Cappoon's Bay (Tortola), dont les extravagances ont fait le tour du globe. Imaginez les personnages du film Animal House dans une cabane faite de tôle et de vieilles planches de surf campée au bord de la mer... Méchante bamboula! Les BVI, si chastes le jour, recèlent bien des secrets la nuit tombée.
Le Devoir - 15 décembre 2007
Par Hélène Clément
Les îles Vierges britanniques entre terre et mer
Mélange de cayes et d'îlots inhabités, d'îles volcaniques au mode de vie british, de milliers de petites baies à l'eau turquoise idéales pour le mouillage, les îles Vierges britanniques semblent avoir été façonnées par la main de Dieu lui-même à l'époque où il ne créait que des paradis terrestres. Véritable terrain de jeux pour le navigateur et éden pour le plongeur, c'est en approchant des BVI (British Virgin Islands) en voilier, au rythme des alizés, que le voyageur en découvre la beauté et le sens. Un grand nombre de Nature's Little Secrets bien gardés, comme l'indique le slogan sur les plaques des voitures là-bas.
Tortola -- Arrivée sans fanfare, début de voyage calme. À l'aéroport international de Beef Island, pas de kitsch, pas de musique, pas de colliers de fleurs autour du cou ni de harcèlement de quiconque pour nous emmener à nos lieux d'hébergement respectifs, qui n'auront rien du tout-compris aux airs de Club Med. Que des douaniers gentils au sourire aussi large que le canal de Sir Francis Drake sur lequel nous naviguerons en voilier pendant une semaine
Le chauffeur de taxi envoyé par la petite entreprise québécoise Vacances sous voiles nous accueille, pancarte à la main. «Are you from Montreal?», demande-t-il dans un anglais cassé. I beg your pardon? Hum... Pas facile à comprendre! Il est vrai qu'ici, sur ce territoire d'outre-mer du Royaume-Uni situé à l'est des Antilles, on ne parle pas le créole mais le broken english.
Surprise. Le volant et la conduite des voiture sont à gauche. Bizarre comme effet... À quelques kilomètres de l'aéroport, nous traversons un pont, puis c'est Tortola. L'île centrale des BVI loge la capitale, Road Town, ainsi que les trois quarts de la population totale du pays, qui atteint 20 000 habitants. Les îles Vierges britanniques comptent 60 îles dont 16 habitées.
Douze heures se sont écoulées depuis notre départ de Montréal. Inutile de dire que le wrap au poulet et à la mayo, acheté à bord de l'avion, est déjà bien loin. Ça nous apprendra à ne pas avoir prévu de lunch, sachant pertinemment que la compagnie American Airlines n'offre même pas de cacahuètes pour accompagner le jus de tomate!
Et comment se fait-il que le restaurant de l'hôtel Nanny Cay, situé à la marina où nous embarquerons demain à bord du Bleu Turquoise, soit déjà fermé? Pourtant, il n'est que 22h. Devant nos mines basses, le chauffeur de taxi nous propose un snack aux couleurs locales, à une demi-heure de voiture de l'hôtel. Et voilà pour l'initiation aux BVI: un hôte adorable à l'image des habitants des îles, du poulet épicé goûteux, des frites, quelques tomates et une bonne Guinness.
Sainte Ursule et les onze mille vierges est la légende préférée de Keith, le chauffeur de taxi chargé de nous faire découvrir Tortola avant notre départ en voilier. Il raconte qu'au début du IVe siècle, une jeune fille nommée Ursule, fille d'un roi chrétien breton, aurait été demandée en mariage par un prince païen d'origine germanique. Ursule voulait demeurer vierge et chrétienne.
Comme un refus pouvait attirer de graves ennuis à son père, la jeune fille et 11 de ses amies vierges décident de s'enfuir. Embarquées à bord d'un navire sur le Rhin, elles sont capturées à Cologne par les Huns, un peuple nomade venu d'Asie centrale, puis martyrisées et mises à mort pour avoir refusé de trahir leur foi.
C'est au début du XIe siècle que le nombre de vierges qui accompagnaient Ursule est fixé à 11 000 par une mauvaise interprétation de la numération romaine. L'inscription «XI martyres et vierges» aurait été interprétée comme «XI mille vierges». Comme l'anniversaire de la mort d'Ursule et de ses amies a été fixé au 21 octobre par le calendrier grégorien et que Christophe Colomb a découvert les BVI un 21 octobre 1493, il avait décidé de baptiser ces îles des Antilles les Îles vierges en hommage à la jeune fille et aux 11 000 vierges martyrisées avec elle.
Comme pour toute île montagneuse dans l'océan, impossible d'échapper aux routes escarpées de Tortola. Heureusement, car on se priverait d'une palette de points de vue à couper le souffle sur la mer et les baies. On dit que les plus beaux se trouvent au pinacle du Mount Sage National Park, le plus haut sommet du pays, à 543 mètres. À la fois centre gouvernemental et commercial des BVI, la plus grande des îles mesure 22 kilomètres de long par trois de large. Elle abrite la capitale Road Town, deux fois centenaire, charmante avec ses maisons de bois et de pierres mais chaotique à l'heure de pointe, surtout à l'arrivée d'un bateau de croisière.
Si la baie de Brewers, dans la région de Cane Garden Bay, fait le bonheur des plongeurs et la plage de Cane Garden celui des baigneurs, les belles vagues et la houle, à Apple Bay, attirent quant à elle les surfers. Va aussi pour une visite de la rhumerie artisanale Callwood Distillery et une pause chez Sammy's Ital Place, à Carrot Bay, où Rose, une Australienne mariée à un rasta vous concoctera un bon jus de goyave, de corossol, de mangue ou de coco.
Ça y est, on prend la mer, laissant derrière nous le confort de Nanny Cay Marina. Le vent est bon. On hisse la grande voile et le foc. Bien que l'itinéraire se décide au jour le jour, en fonction des humeurs de chacun et des aléas météorologiques, nous côtoierons de près ou de loin Norman Island, Peter Island, Salt Island, Virgin Gorda Island et Jost Van Dyck Island.
Chaque île a sa petite histoire. La Norman aurait été un repaire de pirates, comme toute la région d'ailleurs. Il pourrait s'agir de l'île où se cache le trésor dont il est question dans le roman de Robert Louis Stevenson, Treasure Island (L'Île aux trésors). En tout cas, nous n'avons pas trouvé d'or ni rencontré de pirates, mais The Caves est idyllique pour la plongée en apnée.
Peter Island correspond à l'idée qu'on se fait d'une île déserte. Elle compte un seul hôtel et un spa de luxe intégrés à la nature sans se donner de grands airs. On y accède du mouillage à la nage. Salt Island, qui compte neuf habitants, a ses histoires de taxes payées avec des sacs de sel. D'ailleurs, les bassins y fonctionnent toujours, comme il y a 200 ans. Quant à Jost Van Dyke, en plus d'être charmante, l'île est le berceau du fameux Painkiller, un genre de punch à base de rhum-pays que le capitaine du Bleu Turquoise prépare merveilleusement bien.
Un bateau, un capitaine, une hôtesse
L'entreprise québécoise Vacances Sous Voiles organise depuis quatre ans des croisières en voilier dans les BVI, avec ou sans équipage. C'est à bord du Bleu Turquoise, un joli Bénéteau 50, que notre petit groupe de six personnes vivra sa première expérience dans la mer des Antilles.
«Environ 90 % de nos clients n'ont jamais fait de voile, affirme Michel Guerra. Le canal de Sir Francis Drake dans les BVI est ce qu'il y a de plus sécuritaire pour commencer. La disposition des îles brise la houle, on navigue toujours à vue, on est protégé du vent, les mouillages sont sûrs. Il n'y a ni bourrasque ni turbulence. Et la moyenne des vents tourne autour de 15 noeuds.»
Les habitués du canal de Sir Francis Drake apprécient aussi ses ancrages nombreux et peu éloignés les uns des autres. On peut donc décider d'un itinéraire court ou plus long, au choix, et trouver à tout moment un mouillage pour un arrêt-baignade ou une plongée en apnée.
Avant de prendre la mer, on se familiarise avec les installations, on range tout ce qui traîne dans les chambres et sur le pont pour que rien ne se brise si l'on gîte. Puis le capitaine nous indique les endroits ouù l'on peut se placer sur le bateau sans risquer de recevoir la bôme sur la tête. Et advenant qu'un matelot en herbe passe par-dessus bord, le premier qui voit la personne à l'eau doit garder l'oeil dessus jusqu'à ce que le naufragé soit en possession d'une bouée.
Michèle Riva et Michel Guerra ne forment pas qu'un couple sur le bateau, ils le sont aussi dans la vie. Les deux passionnés de voile naviguent depuis plus de dix ans dans les Îles Vierges britanniques. Michel est le capitaine, tandis que Michèle joue le rôle d'hôtesse et de chef cuisinière. Cependant, lors de manoeuvres délicates, surtout au moment de jeter l'ancre, elle devient son bras droit sur le pont, et vice-versa; lors de la préparation des repas, s'il n'est pas à la barre ou en train d'enseigner à ses passagers à manier le gréement, Michel donne un coup de main dans la cuisine.
Les joyeux naufragés
Que peut-il arriver de plus désastreux à un capitaine de bateau de croisière qu'une transmission brisée? D'accord, un accident! Mais admettons tout de même qu'un bris mécanique, c'est irritant. Et peut-être encore plus dans ces Antilles où le rythme est «autre».
Mais la joyeuse bande de six que nous formons ne se laissera pas abattre pour si peu. Nous mouillerons à Tatch Bay et non à Virgin Gorda Island comme prévu. Le hic: cette baie achalandée est à proximité de l'aéroport: loin d'être idéal pour la baignade et le farniente.
Le capitaine nous suggère de prendre le traversier pour Virgin Gorda Island ou Orlando, le chauffeur de taxi associé à Vacances Sous Voiles nous accueillera pour une tournée de l'île. Aussitôt dit, aussitôt fait. Nous voilà sur la navette, en route vers l'île en forme de serpent d'une longueur de 13 kilomètres, dominée au nord par le Virgin Gorda Peak qui atteint 414 mètres.
Après avoir exploré le site The Baths, un paysage d'immenses roches formant une série de grottes flanquées en bord de mer turquoise, l'un des dix plus beaux sites de plongée des BVI, puis visité les vestiges de Copper Mine National Park, une mine de cuivre qui a fait vivre l'île entre1838 et 1867, et enfin après avoir photographié les huit églises de l'île, il faut décider si l'on passe la nuit ici ou si l'on retourne sur le bateau, au risque d'égrener la soirée dans une marina bruyante.
C'est décidé, on dort ici! Au Little Dix Bay, Rosewood Hotels & Resort. Une folie, bien sûr. Et après? La vie est courte. Mais ce cinq-étoiles conçu par Laurance S. Rockefeller au début des années 1950 nous acceptera-t-il ainsi vêtus d'un simple maillot de bain et d'un short? Après tout, nous sommes des naufragés. Mais de joyeux naufragés qui ont eu la brillante idée d'apporter leur carte Visa. Qui dit mieux dans un pays fréquenté en majorité par des touristes américains?
Peu importe la destination, un voyage en voilier est avant tout une expérience humaine. On doit composer avec des inconnus dans un espace réduit en perpétuel mouvement, prendre des décisions de groupe éclairées, endosser les imprévus inhérents à la météo, accepter de se réveiller à une autre adresse le lendemain matin à cause d'un grain subit durant la nuit... Mais tout ça s'apprivoise très bien pour déboucher sur une belle aventure qui nous enseigne à lâcher prise.
En vrac
-American Airlines assure des liaisons entre Montréal et l'aéroport international de Beef Island, via New York ou Miami et Porto Rico. www.aa.com.
-Vacances Sous Voiles: l'entreprise québécoise établie dans les Îles Vierges britanniques se spécialise dans la location de voiliers avec ou sans équipage. Pour réserver, contacter Michèle Riva: à Montréal, 514 999-9142; aux Îles Vierges britanniques, 284 499-1711. www.vacancessousvoiles.ca.
-Renseignements sur les Îles Vierges britanniques: www.bvitourism.com.
-Voyages Gendron: si vous préférez passer par un voyagiste pour votre séjour de voile dans les BVI, contactez le voyagiste Gendron. 514 866-TRIP(8747), 450 373-TRIP (Valleyfield), 1 450 373 8747 (autres régions). www.voyagesgendron.com. Voyages Gendron propose des séjours de dix jours dans les Antilles.
-L'hôtel Nanny Cay Resort and Marina West End est situé à la marina où sont amarrés les bateaux de Vacances Sous Voiles. L'endroit est sympathique, confortable et pratique, au cas où vous décideriez d'arriver quelques jours avant le départ en voilier. www.nannycay.com. Pour réellement se gâter: le superbe hôtel cinq-étoiles Rosewood Little Dix Bay, sur l'île Virgin Gorda, à proximité d'une barrière de corail. Idéal pour la baignade et la plongée. 284 495-5555, www.littledixbay.com.
-La monnaie aux Îles Vierges britanniques est le dollar américain.
-À propos de Jost Van Dyke Island... La rue principale, c'est la plage. On y retrouve plusieurs petits restaurants amusants et très colorés ainsi que des boutiques de souvenirs. Une fois le bateau ancré, on rejoint la plage de sable blanc à la nage ou en annexe. C'est sûrement la plus grosse décision qu'on a à prendre dans la journée. Tout dépend si l'on veut acheter des breloques ou s'offrir un Painkiller au Soggy Dollar Bar, qui tient son nom des clients qui venaient sur l'île à la nage et qui arrivaient avec des billets mouillés. Pour protéger sa fortune, mieux vaut prendre l'annexe, sinon à l'eau... On peut manger au Soggy Dollar Bar un délicieux potage de coque, du poulet Jerk et des sandsichs au poisson volant, grande spécialité de la place. Le Painkiller est un planter à base de rhum Pusser's (produit aux BVI), de jus d'ananas, de jus d'orange, de crème de coconut, saupoudré de muscade. Pas mal à l'heure de l'apéro.

